Précisons pour conclure que la tête est normalement tourné vers la gauche, et coupée au ras du cou. 
Quelques explications sur le drapeau à tête de Maure.  

Dans toute l'histoire de la Corse, il n'y a sans doute pas de symbole qui soit à la fois aussi familier et aussi mal connu que le drapeau à tête de Maure.
Depuis la moitié du VIII° Siècle, les papes, en s'appuyant sur les donations successives de Pépin le Bref, et Charlemagne, considéraient que la Corse était partie intégrante des domaines pontificaux.
Ceux-ci n'étant pas à même d'en assurer la défense, avaient confiés cette tâche, tout d'abord aux rois carolingiens, puis aux républiques de
Pise et Gêne.
Ceci ne les empechait pas de rester intraitable sur le fait que la
Corse restait leur propriété pleine et entière.
C'est pourquoi, le pape
Boniface VIII, élu depuis peu, ré-affirma son autorité sur la Corse et sur les princes laïques.
Parmi ceux-ci, les rois
d'Aragon étaient ses alliés naturels.
Ainsi, le pape
Boniface VIII nomma Jacques II, Roi d'Aragon: Roi de Sardaigne et de la Corse.

1er apparition du drapeau sur les armes du Roi d'Aragon: 1281


D'après les propos de spécialistes d'héraldique*, le
Maure n'est pas un esclave, mais un Roi, ou du moins un chef tué au combat.
Quand au bandeau blanc qu'il porte sur le front ( et non pas sur les yeux ), ce n'est autre qu'un emblème royal, déjà connu en tant que tel dans la société héllénistique².
Plus tard, à l'époque où la signification véritable de la tête de
Maure s'est perdue, on a ajouté deux attributs: un collier de perle et une boucle d'oreille.
Mais ces attributs transformèrent le Roi, en un esclave mauresque.
Et c'est sous cette dernière signification
que la tête de
Maure passera dans les armoiries de nombreuses maisons aristocratiques d'Espagne,
de
France, d'Angleterre, d'Italie et de Corse.

* : héraldique (n.f. et adj.)-Etude des blasons et des armoiries.
² : hellénistique (adj.)-Se dit de la période de la civilisation grecque allant de la conquête d'Alexandre (IVe s. av. J.-C). à la conquête romaine (IIe s. av. J.-C.)